
KASSOUMAY




La force et la bravoure se prouvaient dans ces lieux où le vrai homme se présentait juste
après la prière de l’aube et ne les quittait qu’à la tombée du soleil.
On faisait fortune malgré le prix dérisoire que l’acheteur exigeait.
Et pourtant Aline Sitoé Diatta interdisait aux diolas de se lancer dans cette activité imposée par les français en son temps. Elle prônait la culture du riz, culture vivrière pour garder l’indépendance alimentaire de la population.

Actuellement, le mot d'ordre semble être entendu car beaucoup d'hommes
abandonnent les champs au profil des rizières. La production est souvent compromise par l’insuffisance des
pluies.

Cette année, les cultivateurs d’arachides sont contents, non pas parce que la récolte est meilleure que les années précédentes, mais parce qu’ils gagnent au moins 25f CFA de plus par kg d’arachides par rapport aux années passées.
L’annonce est faite tardivement. Et beaucoup regrettent de n’avoir pas opté pour cette année,
à l’arachide. Ceux qui, comme Ekoyto, se sont risqués, travaillent, sûrement, avec des projets en tête pour l’argent qu’ils gagneront.


Avec ses bœufs de traction, ils déterrent les arachides avec moins de peine que quand on le faisait avec la daba (bêche). La mise en tas aussi suit le rythme du développement avec les charrettes à bœufs. Toute la production est mise en un lieu dans les champs pour séchage (les souris en font leur siège, mais leurs œuvres ne dérangent pas le producteur) et au bout de trois à quatre semaines l’on revient pour l’abattage et la mise en sacs pour retrouver en suite le chemin du SECCO.


Ce produit destiné à la vente pour l’essentiel à la SONAGRAINE pour la transformation
industrielle, connaissait, il y a quelques années, des problèmes liés au paiement des cultivateurs, cela avait constitué un découragement de la part des braves cultivateurs qui
autrefois exploitaient des hectares de terre.
La culture nous disent certains est l’ « ensemble des données acquises et transmises à l’intérieur d’un groupe social » et pour d’autres c'est « ce qui reste quand on a tout oublié ».
Badiata est un bois qui se trouve non loin du village de Ouonck
que nous ont légué les ancêtres.
Dans ce bois se trouve beaucoup de secrets dont les totems de la famille fondatrice du village.
Ces êtres ne doivent pas être tués car vous tuez une personne du
village.
Ce bois ne brule jamais et
les anciens y prêtent une attention particulière. Parfois nous dit on, celui qui brule ce bois payera par ça vie car les djinns ne lui pardonneront jamais.
Ainsi, ce bois échappe
aux massacres dus à l’œuvre humaine. Dans ce bois vivent des bêtes craintes et protègées.
La troupe BATADIA perpétue ces lègues et ces acquis à travers les masques (du moins ces djinns) comme :
KABADA :
Le rire soigne et c’est connu par nos ancêtres.
Kabada le représente, car il y avait semble t-il un Peulh de Kabada venu rendre visite à ses cousins Diolas et accompagné son tuteur pour une partie de chasse et ......la partie fut bonne. Content de voir la quantité de viande à sa portée, il s’est couvert de la peau d'une bête en chantant « Oh Oh Kabada » le nom de son village d’origine. Ce qui faisait rire ses tuteurs.
NUMBA :
Un vieux qui attirait l’attention de tout le monde par sa laideur hors norme a fini par quitter le village pour échapper aux regards parfois moqueurs de certains taquins. Mais les sages qui n’acceptaient pas cela, car l’exclusion est bannie dans nos traditions, sont partis à sa recherche et l’ont trouvé dans le bois à la satisfaction de tout le monde.
EKOUMPO :
« Coumpo »signifie en langue Manding : le secret apporte la bonne nouvelle sur les récoltes et autres activités du village. Il n’est pas méchant et est suivi partout par les enfants.
ANIFAN KARING :
Il est éclaireur de Jaly Balla
JALY BALLA :
Girouettes (ses
feuilles indiquent la direction et la force du vent) des pécheurs qui passent par Badiata pour aller au fleuve. Il sort quand il y a la paix dans le village et dans les grands espaces
compte tenu de sa taille.
Alors, Venir à Ouonck sans savourer le plaisir de voir cette troupe pour seulement 50000F CFA n’est pas conseillé. (76.00 € pour une groupe de 15 à 20 personnes).
Note de Nicole
:
La Troupe BADIATA et nos amis des Campements de Ouonck et de Diéba vous attendent....vous y découvrirez les traditions et les coutumes qui font la Culture et la richesse de ce pays de Casamance.
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