Mercredi 2 septembre 2009
Article Ibou B. 3/3
Le Mariage de Milla et Awa
Vers 15h, un 4X4 et un véhicule de 35 places remplis de femmes et de jeunes filles quittent Djibabouya pour Ouonck. Cette délégation doit trouver un tuteur à Ouonck
y rester pendant 24 heures et au-delà et de préférence, dans une famille DIEME, du nom de la future mariée.
Simbo est
choisi et doit aussi jouer le rôle important de père de Awa, la jeune fiancée. Dans la gestion des conflits du couple, il est maintenant un maillon important (même en cas de répudiation, Awa
DIEME doit rester chez Simbo pendant au moins 1 mois, le temps de mener des négociations au sein du couple).
C’est dire que tout
acte posé à un sens que l’on ignore parfois dans l’organisation de la société. C’est ainsi que le choix de la meilleure de ses nièces comme bru est pour certains sages, une manière pour elle de
trouver un soutien (un bon traitement) pour ses derniers jours. Car seul un parent peut accepter de faire des sacrifices et garder le secret dans des situations ou la maladie ôte toutes les
forces (vous comprenez l’analyse du sage j’espère ?).
Note de
Nicole : Pour l’avoir vécu, il est vrai que de s’occuper d’un parent
en fin de vie est une chose difficile et souvent humiliante ….
Ces trois cents
mètres qui séparent la maison de Simbo et de Milla ont été pour les femmes, les jeunes filles et les garçons de Djibabouya et de Ouonck un lieu de manifestation de leur joie au rythme du
tam-tam.
Milla va changer de
situation matrimoniale même si Le Président du Conseil rural (équivalent du Maire) ne le mentionne pas forcément dans ces registres d’actes de mariage.
Le 08 et
09 Aout sont les journées de festivités avec de la musique, la danse des masques. Un taureau est immolé pour ceux qui viendront assister à la fête.
A moment du repas même le
passant peut assouvir sa faim sans carte d’invitation.

Le total des dépenses dépasse
les 500.000f CFA. (762.25€)
Une fortune bien
au-delà des moyens de beaucoup de jeunes malgré l’appui financier et matériel des parents.
Cela ne peut-il pas empêcher des unions légales ?
Ghansoumba soutient que le
mariage coutumier, fait de cette manière, tient plus que le mariage toubab que ses propres fils Abala Sané et Alphousseny ont préféré car les radios disent.....
..... que dans les pays des Toubabs 1 couple sur
5 ….divorce
( et 1 sur 2 dans les grandes villes)
alors.....qu’ils s’étaient aimés et s'étaient mariés pour
le MEILLEUR et pour le
PIRE.
Apparemment ils se marient pour le meilleur
seulement nous dit-elle.....
Vous l'avez dit !